Cet article est dédié à une personne spéciale, Annie Marengère, parce que tu m’as demandé de parler de l’affirmation de Soi… j’ai envie d’honorer ta demande en te dédiant ce texte !

S’affirmer, qu’est-ce que ça veut dire vraiment ?! Pour moi, c’est un pouvoir extraordinaire que nous possédons tous, celui de nous respecter soi face à soi ! Pourtant, oser dire ce que nous vivons de l’intérieur n’est pas une chose simple et facile à faire. En effet, nous connaître dans nos limites et dans nos besoins affectifs exige d’abord de s’arrêter à soi pour se comprendre et mieux identifier ce que nous voulons par rapport aux autres.

L’affirmation, c’est notre capacité à exister avec ce que nous sommes, dans nos demandes, nos besoins et nos limites en relation avec ceux qui nous entourent. C’est aussi une grande responsabilité du coeur, qui exige doigté et parcimonie. Ensemble, apprenons comment nous affirmer davantage dans notre vie au quotidien pour retrouver plus de liberté d’Être !

QUI SUIS-JE ?!

Pour développer notre capacité à affirmer davantage ce que nous voulons, il faut d’abord commencer par le point de départ : qui suis-je vraiment ? Question si simple mais complexe quand on s’y arrête ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que s’affirmer peut blesser la personne à qui l’on s’adresse si nous n’avons pas d’abord fait notre chemin vers la responsabilité. En clair, si je suis en réaction face à un événement X ou une personne Y et que je choisis de lui dire ce que je pense, en lui disant tout ce
qui me passe par la tête, il y a de fortes chances pour que l’autre personne ne m’entende pas dans mes demandes et que s’en suive un conflit difficile à gérer.

S’affirmer n’est donc pas une question de «vomir» sur l’autre nos exigences, nos besoins et nos limites ! Il s’agit de mettre en place une communication authentique, mais qui demande d’avoir de l’empathie pour l’autre. C’est un échange dans un respect mutuel de la part de chacun. Il est donc essentiel de revenir à la base de ce que nous vivons dans l’ici et maintenant, en se demandant quelle l’émotion je
ressens quand on me dit telle ou telle chose ? Quelle est ma réaction défensive ? Ai-je tendance à refouler, à juger, à réagir fortement, à manipuler, à contrôler, à banaliser ou à positiver ?!

Nous comprendre dans nos réactions va nous aider à mieux cibler le malaise qui est déclenché par une blessure sous-jacente. C’est une étape importante de l’affirmation de soi, puisqu’elle permet de nous sensibiliser au coeur de ce qui nous fait réellement mal. Par exemple, dans ma relation à mon père, il est difficile pour moi de pleurer devant lui. J’ai tendance à refouler ma sensibilité quand je suis en sa présence, parce que j’ai peur d’être jugée, d’être ridiculisée et de ne pas être prise au sérieux.

En étant attentive à ma blessure d’humiliation et à ma peur d’exister dans ma vulnérabilité en relation avec mon père, il me sera plus facile d’oser affirmer mon besoin d’être respectée dans ma différence, d’être aimée même si je pleure devant lui. Cette affirmation respecte ma fragilité et protège ma blessure. M’affirmer ainsi m’offre la possibilité de faire comprendre à mon père que je désire qu’il m’accepte dans une zone difficile pour moi, et m’évite de le blâmer d’être parfois dans le
jugement ! La frontière est mince entre s’affirmer dans le respect de sa propre nature et accuser l’autre de nous faire souffrir.

PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

Pour s’affirmer et accéder au résultat escompté, c’est-à-dire être entendu et respecté par notre interlocuteur, il faut prendre ses responsabilités ! Pour attirer le respect, il faut d’abord respecter l’autre bien sûr ! Nous avons tendance à blâmer et à juger ce qui vient de l’extérieur pour expliquer nos souffrances intérieures… et pourtant, nous sommes les seuls responsables de ce que nous vivons en lien avec le déclencheur de nos souffrances ! Si l’autre me crie après, j’ai le choix d’entretenir la colère en me fâchant à mon tour ou j’ai le choix de prendre du recul, respirer, revenir à ce qui me fâche quand je me fais crier après et ensuite m’exprimer en relation avec cette personne.

 

S’affirmer dans «je n’aime pas quand tu me cries après car je me sens incompétente et ça me fait mal», c’est une communication responsable qui exprime bien ma limite face à l’autre, mais qui ne le blâme pas dans sa réaction défensive. Se responsabiliser, c’est comprendre que nous sommes l’unique personne capable de nous occuper de nos besoins affectifs et de nos réactions émotives défensives. En outre, comprendre ce que nous vivons, l’honorer sans le juger, nous accepter quand nous sommes défensifs et nous aimer nous-mêmes quand nous sommes imparfaits, va nous aider à identifier ce qui est souffrant en nous et qui nous crée le besoin de nous affirmer par rapport à l’autre.

Il ne faut plus attendre que l’autre nous comprenne et sache ce que nous voulons !

C’est à nous d’exprimer ce qui nous dérange et ce que nous voulons pour nous faire respecter. L’affirmation de soi est un moyen de nous protéger de l’envahissement et de mettre des barrières pour marquer les limites de notre territoire ! En nous accordant le droit d’exprimer notre ressenti, avec respect et responsabilité, lorsque quelque chose nous dérange, nous gagnons en liberté d’Être ! C’est un processus qui exige du temps, de la discipline et du courage et qui nous demande de nous arrêter à nos blessures, à nos souffrances.

Notre pouvoir d’être plus heureux se trouve dans l’écoute de nos besoins non satisfaits.

Pour pratiquer l’affirmation de Soi, nous devons aussi trouver en nous le courage d’oser exister au sein d’une relation, de dépasser nos peurs d’être rejeté, ridiculisé et banalisé. Nous devons trouver la force d’avoir confiance en notre ressenti et d’avoir suffisamment d’Estime de nous pour sortir de l’isolement.

Introverti ou extraverti ?

Pour terminer, je dirais qu’il existe deux traits de personnalité type dans l’affirmation de Soi, il y a les INTROVERTIS et les EXTRAVERTIS. Les gens de la 1ère catégorie vont avoir tendance à refouler leur vécu et à se castrer dans ce qu’ils vivent. Ce sera plus facile et naturel pour eux d’abdiquer et de se soumettre aux exigences des autres.

À la longue, ils auront beaucoup de mal à mettre leurs limites et à se faire respecter des autres. Pourtant, ils ont en eux un désir brûlant de se faire entendre et respecter dans leurs besoins mais, par manque de confiance et d’estime d’eux-mêmes, ils ne donnent pas d’importance à ce qu’ils ressentent et encore moins à leurs besoins affectifs non comblés, qui restent non satisfaits.

Ces personnes vont tôt ou tard exploser, fatiguées et épuisées de refouler leurs blessures. Elles vont finalement s’affirmer de manière défensive et agressive, en imposant leurs exigences aux autres et en menaçant pour se faire entendre.

Inconscientes de leur fonctionnement de refoulement et d’évitement, elles se sentent coupables lorsqu’elles s’affirment, puis se dévalorisent et retombent à la case départ, c’est-à dire dans l’isolement et le déni de leur vécu. Ce sont des êtres qui doivent apprendre à se faire confiance, à accueillir leurs émotions et à oser exprimer leur ressenti.

Les gens de la 2nde catégorie, les extravertis, sont très sensitifs et connectés à leur monde émotionnel et ont donc pour habitude de s’affirmer facilement. Ils ont tendance à réagir rapidement si quelque chose leur déplaît et ils ne se gênent pas pour le communiquer aux autres. Leurs rituels, leurs routines et leurs structures ont une très grande importance pour eux, au risque d’être dérangés fortement si leur organisation est chamboulée par un imprévu ou par quelqu’un. Ils savent parfaitement affirmer leurs limites et se faire respecter des autres. Ils ont une aisance naturelle à se faire aimer et valoriser et peuvent parfois être placés sur un piédestal par les autres.

Cependant, les extravertis ne sont pas non plus conscients qu’ils se défendent de leur profonde insécurité en les compensant par leurs routines et leurs structures. Ils peuvent donc devenir rigides et paraître inflexibles aux yeux des introvertis, voir même sans coeur et égoïstes. Les extravertis sont, au fond d’eux, des êtres fragiles et vulnérables qui ont peur de perdre l’amour des autres et par-dessus-tout, peur de perdre leur liberté. Ils s’en défendent par le personnage de la femme ou de l’homme fort et capable de s’affirmer. Ils vont devoir apprendre à s’assouplir dans l’affirmation de leurs limites sans les imposer aux autres et à entendre davantage les limites des personnes qu’ils aiment, pour s’adapter à eux. Dans les deux cas, que nous soyons extraverti ou introverti, nous avons tendance à nous défendre, soit par l’affirmation intensive et rigide, soit par le repli sur nousmême et le refoulement de nos limites. Tout le monde porte un de ces deux traits, voire même un mélange des deux !

Vous remarquerez également que nous attirons notre opposé dans nos relations amoureuses, ce qui ajoute au grand défi de prendre la place qui nous revient dans l’affirmation de nos besoins, avec responsabilité.

D’une manière ou d’une autre, apprendre à s’affirmer c’est d’abord et avant tout s’arrêter à soi, à nos blessures et à ce qui nous dérange pour ensuite être capable de communiquer avec la personne concernée, de manière responsable, sans la blâmer de notre propre souffrance. Je vous pose donc les questions suivantes :

◊ Avez-vous tendance à trop vous affirmer dans vos relations sans tenir compte du point de vue de l’autre ?

◊ Avez-vous tendance à vous soumettre et à accumuler les frustrations avant d’oser vous exprimer ?

◊ Est-ce facile ou difficile pour vous de ressentir vos émotions et vos besoins ?!

Vous pouvez me joindre au info@anniedeschesnestra.com.

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